Éliminer les algues pinceaux dans votre aquarium : un plan détaillé par étapes

Auteur

Gilles

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Date

avril 14, 2019

baardalg bestrijden in het aquarium

Si les algues pinceaux dans votre aquarium reviennent sans cesse, la cause n’est presque jamais un excès d’engrais : c’est un CO2 insuffisant ou instable qui affaiblit vos plantes et laisse la place à ces touffes noires. Et si vous lisez ces lignes, c’est probablement que vous les grattez, les coupez, changez l’eau… et qu’elles repoussent quand même.

Je vous rassure tout de suite : vous n’êtes pas seul, et ce n’est pas la fin de votre bac. Dans mes échanges avec des aquariophiles, environ 7 sur 10 qui me contactent pour des algues pinceaux ont déjà un système CO2[7]. Le problème n’est donc pas forcément l’absence de CO2 : on peut avoir un système CO2 et en manquer quand même, ou en avoir un taux instable. Et dans la pratique, pour les algues pinceaux, c’est presque toujours l’instabilité qui est en cause, plus que l’absence pure et simple.

Je vous explique ci-dessous, d’aquariophile à aquariophile, ce qui se passe réellement et comment vous en débarrasser durablement, en vous montrant sur quoi je m’appuie.

Que sont les algues pinceaux et comment les reconnaître ?

Les algues pinceaux (parfois appelées algues pénicillées ou, en anglais, black brush algae, BBA) forment de petites touffes noires, fermes et courtes, souvent avec des reflets bleutés. Elles s’installent de préférence sur les bords des vieilles feuilles à croissance lente, sur le décor, les racines et près de la sortie du filtre.

Voici quelques photos d’algues pinceaux dans l’aquarium :

Algues pinceaux (touffes noires) sur le décor d'un aquarium
Voici des algues pinceaux. Source : ScapeFu
Algues pinceaux sur les feuilles d'une plante d'aquarium
Et ceci aussi. Source : AquadesignPT
Algues pinceaux sur le décor et les bords des feuilles
Et ceci également. Source : Advanced Planted Tank

Elles se présentent sous plusieurs formes : de petits poils sur les bords des feuilles, des touffes sur le décor, ou une couche sombre plus grossière que les algues brunes. Même une algue pinceau isolée sur une vieille feuille mérite votre attention, car sa base adhère très fort au support et se retire difficilement. Pour situer les algues pinceaux parmi les autres types, voyez mon guide général contre les algues en aquarium.

Etes-vous sûr que ce sont bien des algues pinceaux ? Le test à l’alcool

Les algues pinceaux font partie des algues rouges (Rhodophyta). Leur couleur rouge est généralement masquée par d’autres pigments, mais elle apparaît quand l’algue meurt ou se décompose[1]. D’où un test simple et fiable : plongez un échantillon de l’algue dans de l’alcool. Si l’algue vire au rouge vif après quelques heures, c’est bien une algue rouge. Cela évite de la confondre avec une algue verte foncée.

Algues pinceaux ou cornes de cerf ? Ne les confondez pas

C’est une confusion fréquente sur les forums. Les deux sont des algues rouges d’eau douce, mais ce sont des genres différents[1] :

  • Algues pinceaux (genre Audouinella) : touffes courtes de 1 à 2 cm, c’est le sujet de cet article.
  • Algues à barbe / cornes de cerf (genre Compsopogon) : filaments nettement plus longs, jusqu’à 10 cm.

La bonne nouvelle : l’approche de fond est la même pour les deux, car elles profitent des mêmes déséquilibres.

Vous doutez qu’il s’agisse bien d’algues pinceaux ? Remplissez mon outil anti-algues : à partir de vos réponses, je vous envoie un diagnostic avec un plan d’action concret.

Quelle est la vraie cause des algues pinceaux dans l’aquarium ?

Il y a rarement une cause unique, mais un fil rouge revient toujours : le CO2. Les plantes aquatiques sont souvent limitées par le CO2, car il diffuse environ 10 000 fois plus lentement dans l’eau que dans l’air[4]. Quand vos plantes manquent de CO2 ou que celui-ci est instable, elles cessent de bien pousser et deviennent un support idéal pour les algues.

Le point clé, démontré par les expériences de Tom Barr sur les algues rouges : ce n’est pas seulement l’absence de CO2 qui pose problème, mais surtout sa variabilité. Des taux de CO2 qui montent et descendent fortement au cours de la journée, ou d’un jour à l’autre, suffisent à déclencher une poussée d’algues pinceaux, parce que les plantes s’adaptent à des conditions stables et décrochent quand celles-ci varient trop[1].

Autrement dit : les algues ne sont jamais limitées par le CO2, contrairement aux plantes. Quand vos plantes ralentissent, elles laissent la place[8]. La cause profonde, c’est donc presque toujours une plante affaiblie par un CO2 insuffisant ou instable, et non un surplus de nutriments qui « nourrirait » directement les algues.

Pourquoi ce désavantage quand le CO2 varie ? C’est une question de chimie de l’eau. Le CO2 se dissout et forme un équilibre avec le bicarbonate (HCO3⁻) : à pH plus élevé, il reste plus de bicarbonate et moins de CO2 libre. Or vos plantes préfèrent nettement le CO2 libre au bicarbonate, dans un rapport d’environ 10 pour 1[4], tandis que les algues pinceaux savent très bien utiliser le bicarbonate. Dès que le CO2 baisse, les algues gardent une source de carbone que vos plantes n’ont plus.

Les plantes préfèrent le CO2 libre au bicarbonate dans un rapport de 10 pour 1
Vos plantes préfèrent le CO2 libre au bicarbonate ; les algues pinceaux, elles, utilisent les deux.

En bref, très simplement : les algues pinceaux profitent d’un CO2 qui manque ou qui varie. Vos plantes ralentissent, et les algues prennent le relais parce qu’elles s’accommodent aussi du bicarbonate. La solution n’est donc pas de réduire les nutriments, mais de stabiliser le CO2 et de garder des plantes en pleine forme.

Les mythes sur les algues pinceaux (là où la plupart des guides se trompent)

La majorité des articles sur le sujet répètent les mêmes idées sans jamais les vérifier. Voici ce que disent réellement les sources.

Mythe 1 : « Trop de nitrates et de phosphates nourrit les algues »

C’est faux, et ça a été testé. Tom Barr a ajouté du phosphate (KH2PO4) dans un aquarium planté stable et sans algues, et il a répété l’expérience dix fois : aucune algue n’est apparue, et les plantes ont même mieux poussé[1]. Ce n’est pas un cas isolé : une expérience en aquarium le confirme. À forte concentration, ce sont les plantes saines qui consomment ce surplus (« absorption de luxe »), sans nourrir les algues[9].

Et Diana Walstad le résume simplement : une fois que des plantes en bonne santé poussent bien, ce sont elles qui gardent les algues à un niveau gérable[10].

Les engrais ne causent pas d'algues dans l'aquarium
Les engrais ne causent pas d’algues dans l’aquarium

Alors pourquoi voit-on souvent des nitrates et phosphates élevés dans un bac envahi ? Parce que ce sont des conséquences, pas des causes : quand le CO2 manque, les plantes absorbent moins de nitrates et de phosphates, qui s’accumulent alors dans l’eau[1]. Baisser vos nitrates et phosphates ne réglera donc pas le problème de fond.

Mythe 2 : « Trop de fer profite aux algues »

Même logique, même erreur. Si un excès de nutriments provoquait les algues, en ajouter en ferait apparaître : or les tests par Barr et Watson montrent l’inverse : aucune algue[1], car les plantes saines encaissent le surplus[9]. La méthode Estimative Index dose d’ailleurs le fer bien plus généreusement que la « limite » que citent ces guides, dans des bacs qui restent sans algues et où les plantes sont saines.

Soyons précis sur le fer. Même une fertilisation généreuse tourne autour de 0,5 mg/L de fer, la dose que j’utilise dans mes propres engrais. Or le fer ne devient toxique qu’à des concentrations bien plus élevées, de l’ordre de 10 mg/L, soit une vingtaine de fois plus, et c’est alors la plante qu’il abîme (nécroses, croissance bloquée), pas un carburant pour les algues[11]. Un simple excès d’engrais n’atteint jamais ces niveaux.

Retenez donc l’essentiel : ce ne sont pas vos engrais qui les font, ce sont des plantes affaiblies.

Mythe 3 : « Un pH élevé cause les algues »

Les études d’écologie des algues rouges d’eau douce, citées par Tom Barr, montrent qu’on les rencontre aussi bien en eau légèrement acide qu’en eau alcaline[1]. Se focaliser sur le pH plutôt que sur la stabilité du CO2, c’est traiter un symptôme.

Prévenir et combattre les algues pinceaux dans l’aquarium : étape par étape

Je corrige les choses dans l’ordre de la pyramide de croissance : on part de la base, puis on monte. D’abord l’entretien et la stabilité du bac, ensuite la lumière, puis le CO2, et enfin la nutrition. On ajuste un seul élément à la fois et on observe deux semaines, sinon impossible de savoir ce qui a fait la différence. Pour la méthode complète et les cinq blocs de la pyramide, lisez mon guide pourquoi vos plantes d’aquarium ne poussent pas.

Étape 1 : soignez l’entretien et la circulation de l’eau

C’est la base. Des changements d’eau réguliers, un filtre bien entretenu et une bonne circulation évitent l’accumulation de déchets organiques et amènent le CO2 partout. Une circulation modérée est idéale : trop faible, certaines zones manquent de CO2 ; trop forte, elle réduit la photosynthèse[5].

Vérifiez que toutes les plantes bougent légèrement, qu’il n’y a pas de « zones mortes » ni de déchets en suspension. Entretenez votre filtre régulièrement et testez la position de l’entrée et de la sortie. C’est souvent près de la sortie du filtre, là où le courant est trop fort, qu’elles s’installent en premier.

Étape 2 : ajustez l’éclairage

La lumière est le moteur : plus vous éclairez fort, plus vos plantes réclament du CO2. En baissant l’intensité, vos plantes poussent un peu plus lentement mais restent saines, et leur besoin en CO2 diminue, ce qui réduit le risque de carence. C’est un levier de prévention efficace.

Pour cela : surélevez la rampe, retirez un réflecteur, installez un variateur, utilisez moins de tubes ou ajoutez des plantes flottantes. Combinez avec une durée d’éclairage limitée à 8 heures par jour. Attention toutefois : un simple « blackout » total ne suffit pas à tuer les algues déjà présentes, car les algues rouges tolèrent très bien la faible lumière[1]. La réduction de lumière prévient, elle ne guérit pas seule.

Étape 3 : assurez un CO2 suffisant

Si votre CO2 est trop faible, augmentez-le progressivement et en sécurité :

  • Ouvrez la vanne à pointeau de quelques millimètres, par petites étapes, une légère augmentation par semaine maximum.
  • Surveillez le comportement de vos poissons plusieurs fois par jour, pendant plusieurs jours.
  • Si tout va bien, augmentez de nouveau un peu.
  • Utilisez un drop checker et visez une couleur vert citron.

Arrêtez d’augmenter dès que vos plantes vont bien et que les algues cessent de progresser, ou au moindre signe que vos poissons cherchent l’air en surface. Si vous débutez avec l’injection, mon guide pour choisir un système CO2 vous aidera à partir sur de bonnes bases.

Drop checker vert citron indiquant un bon taux de CO2
Un drop checker vert citron indique un bon taux de CO2. Photo : Michael Baumrucker

Étape 4 : stabilisez votre CO2

C’est le point le plus important pour les algues pinceaux. Un CO2 instable, c’est par exemple une injection qui ne démarre qu’à l’allumage des lampes : le CO2 n’est pas encore dissous quand la photosynthèse commence, puis il monte au fil des heures. Vos plantes vivent alors une carence le matin et un excès l’après-midi.

Un autre facteur souvent négligé : le voile gras en surface (ce film gras qui se forme sur l’eau). Il agit comme un couvercle, empêche les échanges gazeux et fait accumuler puis fluctuer le CO2[6].

Graphique comparant un CO2 stable (ligne plate dans la zone favorable) et un CO2 instable (carence le matin, excès l'après-midi) au cours de la période d'éclairage
Un CO2 instable au fil de la journée : carence le matin, excès l’après-midi.

Pour un CO2 stable :

  • Éliminez le voile de surface (un skimmer ou un changement d’eau régulier). Des mesures en aquarium ont montré qu’un voile gras fait monter le CO2 d’environ 3 ppm par jour, jusqu’à des niveaux dangereux après 7 jours. Dès qu’un changement d’eau l’élimine, le CO2 redescend aussitôt[6].
  • Créez de légères ondulations en plaçant la sortie de filtre juste sous la surface.
  • Démarrez l’injection de CO2 au moins une heure avant l’allumage des lampes.
  • Contrôlez le pH toutes les heures pendant l’éclairage : il doit rester stable.
Graphique montrant qu'un voile gras de surface fait monter le CO2 d'environ 3 ppm par jour jusqu'à un niveau dangereux en une semaine, puis une chute immédiate après un changement d'eau
Le voile gras fait accumuler le CO2 jusqu’à un niveau dangereux ; un changement d’eau le fait retomber.

Étape 5 : équilibrez la nutrition

Une fois la base, la lumière et le CO2 en ordre, veillez à la nutrition. Imaginez un triangle : la lumière au sommet, le CO2 et les nutriments à la base. Si vous éclairez fort et poussez le CO2 mais que les nutriments manquent, les plantes calent et les algues s’installent.

Ajoutez vos nutriments avec un engrais complet, par exemple mon All-in-One. L’idée n’est pas de « nourrir moins » pour éviter les algues, mais de garder l’équilibre pour que vos plantes restent vigoureuses. Enfin, gardez un oeil sur les paramètres d’eau (pH, dureté) : ils ne font pas pousser les plantes, mais une valeur extrême peut tout bloquer.

Le triangle de l'aquarium : nutriments, CO2 & lumière

Éliminer les algues pinceaux déjà présentes

Une fois les causes traitées, il reste à retirer ce qui est déjà là.

L’enlèvement manuel

Sur les vitres, utilisez une lame de rasoir. Sur le décor, une vieille brosse à dents ou une pince de précision. Sur les plantes, coupez les feuilles les plus atteintes : ne retirez jamais toutes les feuilles d’un coup, une ou deux par semaine suffisent pour ne pas stresser la plante.

Le carbone liquide (Carbo) : à pulvériser sur les touffes pour les tuer

Le carbone liquide (à base de glutaraldéhyde) fonctionne bien contre les algues rouges : appliqué localement, il les fait rougir puis se décrocher en une à deux semaines[1]. Remplissez une seringue, respectez les doses, et appliquez-le directement sur les touffes, pompe et filtre coupés quelques instants.

Gardez toutefois une chose en tête sur ce produit. Le carbone liquide n’est pas une vraie source de CO2 : il agit surtout comme un algicide qui nettoie le biofilm des feuilles[3]. En pratique, il apporte environ 2 à 4 fois plus de croissance qu’un bac témoin, contre 10 à 25 fois pour une vraie injection de CO2 gazeux, à lumière et fertilisation égales[2]. C’est un excellent outil de traitement ponctuel, pas une solution de fond.

Apport de carbone Croissance des plantes (vs bac témoin)
Témoin (sans ajout) 1x
Carbone liquide (Carbo) 2 à 4x[2]
CO2 gazeux (vrai système) 10 à 25x[2]

Les poissons et crevettes qui mangent les algues pinceaux

Un renfort utile, mais à ne pas surestimer. Le seul poisson vraiment efficace contre ces algues vivantes est le mangeur d’algues siamois (Crossocheilus oblongus)[1]. Les crevettes Amano, elles, s’y attaquent surtout une fois que les algues sont affaiblies et ramollies par le carbone liquide.

Pour bien choisir vos alliés selon votre bac, lisez mon guide dédié aux mangeurs d’algues en aquarium.

Crossocheilus oblongus
Crossocheilus oblongus

Combattre les algues pinceaux sans système CO2

Oui, c’est possible, mais à des conditions précises. Le carbone liquide peut vous dépanner ponctuellement, mais ce n’est pas une solution permanente.

La vraie solution durable en bac sans injection, c’est d’équilibrer votre aquarium pour que vos plantes ne soient jamais limitées par le CO2. Concrètement :

  • Un éclairage modéré et une durée limitée, pour que la demande en CO2 reste basse.
  • Des plantes faciles à croissance lente (Anubias, fougères, mousses) plutôt que des plantes exigeantes.
  • Des plantes flottantes à croissance rapide, qui restent vigoureuses et occupent l’espace avant les algues.
  • Une population de poissons raisonnable et un bon entretien régulier.

Soyons honnêtes : si vous voulez un bac fortement éclairé, densément planté ou avec des plantes exigeantes, l’équilibre sans CO2 devient très difficile à tenir, car la croissance des plantes reste environ 10 fois plus lente que sous CO2[2]. Dans ce cas, un vrai système CO2 est la seule solution structurelle. C’est justement pour cela que j’ai conçu mon kit CO2 complet : offrir un CO2 stable sans avoir à bricoler.

Combien de temps pour que les algues pinceaux disparaissent ?

Comptez plutôt en semaines qu’en jours, et jugez surtout la tendance. Voici ce que j’observe en pratique une fois le CO2 stabilisé.

Période Ce qui se passe
Semaine 1 Vous stabilisez le CO2, retirez les algues à la main et traitez les touffes au carbone liquide.
Semaine 2 Les algues traitées rougissent, ramollissent et se décrochent ; les crevettes et poissons s’y mettent.
Semaines 3 à 4 La nouvelle pousse des plantes est saine et propre ; les algues reculent nettement.

Si après quelques semaines rien ne bouge, c’est presque toujours que le CO2 reste instable : revenez à l’étape 4.

Symptôme ou cause : une comparaison honnête

Beaucoup de méthodes populaires traitent le symptôme sans régler la cause. Ci-dessous la différence :

Approche Ce qu’elle fait Solution durable ? Limite
Enlèvement manuel Retire les algues visibles Non Elles repoussent si la cause reste
Carbone liquide (spot) Tue les touffes localement Non Traitement ponctuel, pas une source de CO2[3]
Baisser nitrates/phosphates Rien sur la cause Non Ce sont des conséquences, pas la cause[1]
Blackout Prive de lumière Non Les algues rouges tolèrent la faible lumière[1]
CO2 stable + plantes saines Traite la cause de fond Oui Demande de la régularité

Conclusion

Les algues pinceaux sont pénibles, mais ce n’est pas une fatalité. Retenez l’essentiel : elles ne sont pas nourries par un excès d’engrais, elles profitent de plantes affaiblies par un CO2 insuffisant ou instable.

Votre plan, dans l’ordre : soignez l’entretien et la circulation, ajustez la lumière, assurez puis stabilisez votre CO2, et équilibrez la nutrition. En parallèle, retirez les algues à la main et au carbone liquide, avec l’aide de quelques mangeurs d’algues. Si vous voulez un CO2 stable sans prise de tête, mon kit CO2 complet est là pour ça.

Vous ne savez pas quelle algue vous avez, ou vous hésitez sur la cause ? Remplissez mon outil anti-algues : je vous renvoie un diagnostic et un plan d’action concret. Bon courage, et écrivez-moi si vous bloquez.


Sources

[1] Barr, T., Watson, G. « Freshwater Red Algae: Rhodophyta. » Barr Report, Vol. 3, Issue 3.
[2] Barr, T. « Step 1: Define your goals. » barrreport.com
[3] Barr Report Forum. Glutaraldehyde is not a carbon source. barrreport.com
[4] Walstad, D. « Ecology of the Planted Aquarium » (1999), Chapitre VI « Carbon », section B, p. 93.
[5] Walstad, D. « Ecology of the Planted Aquarium » (1999), Chapitre VII « Plant Nutrition and Ecology », section D, p. 104.
[6] Goliaš, M. Experiments: Proper CO2 management (article non disponible en ligne ; données issues de captures archivées, aqua.golias.eu).
[7] Données internes PlantedBox. Mon outil anti-algues, profils avec algues pinceaux, n=309 (220 avec un système CO2), jusqu’à mars 2026. Méthode : politique éditoriale.
[8] Barr Report Forum. Algae: liquid versus injected CO2 preference. barrreport.com
[9] Goliaš, M. Experiment #1: Nutrient uptake in a planted aquarium. aqua.golias.eu
[10] Walstad, D. « Ecology of the Planted Aquarium » (1999), Chapitre X « Algae Control », p. 157.
[11] Xing, W. et al. « Effect of excess iron and copper on physiology of aquatic plant Spirodela polyrrhiza. » Environmental Toxicology, 25(2), 2010 (via revue de littérature interne PlantedBox sur le fer).

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Questions fréquentes sur les algues pinceaux

Comment se débarrasser des algues pinceaux dans un aquarium ?

Traitez la cause : stabilisez votre CO2 et gardez vos plantes en pleine santé, car les algues pinceaux profitent de plantes affaiblies par un carbone instable. En parallèle, retirez-les à la main, appliquez du carbone liquide à la seringue sur les touffes, et ajoutez quelques mangeurs d’algues. Comptez deux à quatre semaines pour voir le bac se nettoyer.

Pourquoi mes algues pinceaux reviennent-elles malgré mon CO2 ?

Parce que le problème est le plus souvent la stabilité du CO2, pas sa présence. Des taux qui varient fortement dans la journée suffisent à déclencher les algues pinceaux. Vérifiez que l’injection démarre une heure avant les lampes, éliminez le voile de surface et contrôlez que le pH reste stable pendant l’éclairage.

Le carbone liquide fonctionne-t-il contre les algues pinceaux ?

Oui, en traitement local : appliqué à la seringue sur les touffes, il les fait rougir puis se décrocher en une à deux semaines. Mais ce n’est pas une vraie source de carbone, il agit comme un algicide. Il dépanne et affaiblit les algues, il ne remplace pas un CO2 stable pour régler la cause.

Quel poisson mange les algues pinceaux ?

Le mangeur d’algues siamois (Crossocheilus siamensis) est le seul poisson vraiment efficace contre les algues pinceaux vivantes. Les crevettes Amano aident surtout une fois les algues affaiblies et ramollies. Ne comptez pas sur eux seuls : sans corriger la cause, ils ne suffiront pas.

Trop de nitrates ou de phosphates causent-ils les algues pinceaux ?

Non. En test, l’ajout de phosphate dans un bac stable n’a produit aucune algue, même répété dix fois. Des nitrates et phosphates élevés sont une conséquence d’un CO2 insuffisant, pas la cause des algues pinceaux.

Algues pinceaux ou cornes de cerf, quelle différence ?

Ce sont deux algues rouges différentes. Les algues pinceaux (Audouinella) forment de courtes touffes de 1 à 2 cm. Les cornes de cerf ou algues à barbe (Compsopogon) font des filaments beaucoup plus longs, jusqu’à 10 cm. L’approche de fond, un CO2 stable et des plantes saines, reste la même.

5 commentaires sur "Éliminer les algues pinceaux dans votre aquarium : un plan détaillé par étapes"

  1. C’est un article très intéressant merci … je suis envahis et je perd clairement espoirs … on vas y arriver !!

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